lundi 21 septembre 2015

La dette, spirale infernale



Voici  une  tentative  de  résumé  de  l'émission  "la  dette,  spirale  infernale"  diffusée  le  16  septembre  2015  sur  ARTE  et  produite  par  Mme  Laure  DELASALLE.



Endettés,  vous l'êtes, vous, moi, les entreprises, les Etats. La zone euro a  du mal à sortir de cette dette pourquoi ?  Le problème c'est la dette qui s'emballe tout seul  !





L'État pour rembourser emprunte toujours plus ; les banques adorent prêter aux États car derrière il y a les contribuables;  les entreprises c'est bien plus risqué.   500, 1000, 2000 milliards d'euros  à comparer au PIB (Produit intérieur brut) du pays en pourcentage. Lors du traité de Maastricht on admet  de ne pas dépasser  une  limite  de   60 %  du PIB (Produit Intérieur Brut)  mais ceci a été largement dépassé.  Les   impôts servent à payer les intérêts de la dette à partir d'un certain niveau .  Avant la Révolution française les rois me remboursaient  pas leurs dettes;   on allait en prison si on ne voulait pas prêter. Florence, Gene, Venise, au Moyen-Âge pensent  tout le temps à faire la guerre qui leur  coute de l'argent; les premières banques  naissent ainsi en Italie et  financent  ces  guerres. En Mésopotamie on connaît l'existence de la mesure de la dette par leur reconnaissance  en écriture cunéiforme.





 Après la 2nde  guerre,   les Trente Glorieuses reconstruisaient  et  rattrapaient  le niveau de vie.  Le cours de dette est au plus bas dans les années 60/ 70.  Le 15 août 1971 Nixon à cause des coffres d'or vidés à la guerre du Vietnam annonce la fin de laconvertibilité du dollar en or;  lavaleur du dollar devient flottante toutes les autres devises aussi.  La libre circulation des fonds sur les marchés  mondiaux s'intensifie puis en 1973 le premier choc pétrolier fait passer le baril de 2 à 6 dollars cela devient un poids sur l'économie mondiale et se transforme en véritable coup de frein de la croissance.



 on passe d'un monde de certitude a une grande incertitude; les prix de production augmentent l'inflation  ruine  l'épargnant.   Raymond Barre, en France, en 1976/1978 subit une inflation de 9,5% par an ....  6,2% aux États-Unis.



 Alors commence une bagarre entre créditeurs et débiteurs entre producteurs et financiers :  se sont les créanciers qui font la loi donc ils ne veulent pas d'inflation et  préfère   une monnaie forte. On passe d'un monde industriel un monde financier. Les banques centrales deviennent stabilisateur de la monnaie et l'endettement devient contrôlé par les financiers. Dans les années 80, ce sont les années "fric";  on  privatise, on  baisse les impôts;   la bourse repart;  on déréglemente les marchés de capitaux;  la machine DETTES se met en place;  le crédit est devenu carburant de la croissance. Les banques ne possèdent pas cet  argent; elles  le  créent   à partir de rien et l'efface  quand  c'est remboursé. L'argent est devenu un bien privé;  c'est catastrophique car soumis à des intérêts privés les banques créent une tutelle sur l'économie. 95 % du crédit dans le monde devient sans régulation en 1999/2000. La croissance était  forte la courbe  de la  dette publique était en train de s'inverser; les plus faibles Etats avaient  accès à l'endettement cela booste l'économie et  tout allait bien

En 2007 arrive la crise de subprimes aux États-Unis  (la  crise  de  l'endettement  des  ménages  trop  endettés dans l'immobilier) . Le 15 septembre 2008,  Lehman Brothers s'effondre ...  il fallait de plus en plus de pigeons créanciers dans la fameuse chaîne de Ponzi.  Les  banques  européennes  très liées aux banques américaines ont failli s'effondrer.   En Espagne,  en Irlande les promoteurs avait investi massivement dans l'immobilier;  cette bulle à éclaté,  c'est  une perte colossale pour les banques.  Les États n'ont pas d'autre solution que de  leur  porter  secours .  On transfère les dettes   privées irrécupérables   en  dette  publique....  Croissance extraordinaire pour les banques :  elles  sont  couvertes  par les contribuables;  les mettre en péril ce serait mettre en péril les épargnants .  la  dette publique continue à augmenter de façon spectaculaire. 






En Grèce en novembre 2009 elle atteint  129 % du PIB . Papandréous , premier ministre de l'époque demande de l'aide à l'Europe  ou demande de l'aide la Banque centrale européenne qui  ne peut théoriquement pas  soutenir un pays d' après les critères de Maastricht.  l'Europe vacille,  hésite. Six mois après on lui prête :  des États européens se substituent à des états financiers. La Grèce doit maintenant ses  avances  financières au FMI et à  l'Europe.  Puis une partie de la date est effacée et on lui re prête.  Les mesures d'austérité imposées ne résolve pas le problème de la Grèce. Cette dette mutuelle et perpétuelle maintient le peuple dans le devoir de rembourser est en quelque sorte dans la culpabilité et pourtant elle n'est qu'un contrat économique. La troïka contrôle les pays trop embêtés  par l'austérité;   les partis nationalistes montent en puissance. ...





La  fin  de  l'émission  tente  de  décrire les solutions possibles :

·         la remontée de l'inflation qui abaisse mécaniquement le poids de la dette sinon la baisse de la monnaie locale l'euro en l'occurrence de ce point de vue les Allemands sont habitués à exporter avec une monnaie forte

·          les autres solutions sont orientées du côté d'un retour à la croissance économique qui est clairement la meilleure piste ; de cette façon on peut revenir au Traité de Maastricht : 60 % de la dette mais en particulier les trois pour cent de croissance

·         si ces éléments ne sont pas réunis on peut envisager de restructurer la dette;   fédération des excès de  dettes  globalement au niveau européen : le surplus de cette dette qui est au-delà de 60 pourcent du critère  de Maastricht avec une seule monnaie;  un seul  taux d'intérêt européen;  cela  est il possible ?

·         une union  fiscale  ou  politique  commune de  la  dette.  L'Allemagne  qui  représente  1/3  de  la  contribution  Europe  ne  devrai  t  elle  pas  plus  aider ?  Ne  l'a  t  elle  pas  été  dans  le  passé ?

·         et un  impôt  de  type  ISF  européen :  60.000 milliards  de  patrimoine  européen  taxé  à  1%;  une  sorte  de  prélèvement  exceptionnel  de  la  crise.  avec  en  alinéa  un  contrôle  de  l'évasion  fiscale  certes  en  retard  mais  en  cours  de  contrôle.



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